A l'image, une bande de jeunes encapuchonnés, blousons noirs à l'effigie du groupe, sortent de leur quartier gris pour semer la terreur à Paris à grands coups de latte et de matraque. Un caméraman les suit, un preneur de son aussi. La caméra s'enraye même une fois pour nous le rappeler. On braque une vieille, on tabasse un jeune, on démolit un bar, on se fait courser par les flics, le tout sur une musique hypnotique. Finalement c'est une voiture que l'on vole façon GTA avant d'y mettre le feu ainsi qu'au preneur de son au passage. Le caméraman finit par se faire prendre à partie, cracher dessus puis assommer avec une bouteille en verre. "Ca te fait kiffer de filmer ça, fils de pute ?". Fin de l'histoire.
Le clip est violent ? Oui, de la violence brute, nihiliste, qui s'attaque à tout. De la violence qui choque, qui nous ramène aux skins des années 80, aux
Warriors des 70's jusqu'aux pavés de 68, quand aujourd'hui on se regroupe pour danser la tecktonik. Un pavé dans la gueule, en somme. Le clip est raciste parce qu'il montre
une bande de jeunes sans blancs ? Nouveau pavé dans la gueule d'un conformisme qui a poussé, depuis des décennies à mettre des quotas raciaux dans tous les films hollywoodiens (même si le noir
n'est jamais celui qui survit jusqu'au bout) ou d'une discrimination dite positive mais qui n'en reste pas moins une.
Le clip de Justice n'oublie personne : le bourgeois catho-tradi sera autant choqué que l'étudiant gauchiste, la mère au foyer ou le jeune cadre dynamique. Choquer, éloge du nihilisme, nous voilà revenus au temps des situationnistes, de leur critique radicale de la société du spectacle comme elle est effectuée dans ce clip -"Ca te fait kiffer de filmer ça, fils de pute ?"- jusqu'à l'autodérision quand les jeunes défoncent l'autoradio qui diffuse D.A.N.C.E., le premier tube du groupe. En somme, ce n'est nullement dans le délire commémoratif ambiant mais peut-être bien dans le dernier clip de Justice que se trouve l'héritage de mai 68.
Arthur Cembrese (mon pseudo sur le blog en question)








Le PDG de la Société Générale, Daniel Bouton, a vraiment la main sur le coeur. Pour se faire pardonner d'avoir laissé un trader, le désormais célèbre Jérôme Kerviel, déjouer tous les
systèmes de contrôle internes de sa banque, prendre des positions risquées sur les marchés du monde entier et finalement fait perdre près de 5 milliards d'euros à la SoGé, M. Bouton a d'abord
proposé sa démission. Mais face au refus de son conseil d'administration de se séparer d'un si bon élément, auteur il est vrai d'un rapport «Pour un meilleur gouvernement des entreprises
cotées », le magnanime Bouton a décidé de renoncer à six mois de son salaire. Et puisqu'il n'est pas la moitié d'un saint, c'est stock-options comprises ! Le tout représente la
bagatelle de plus d'un million et demi d'euros.
Les franchises sont très courantes dans le domaine de l'assurance
privée. Elles constituent une somme que devra toujours acquitter l'assuré en cas de sinistre même si son assurance prend en charge la majorité des réparations. Cette franchise est le plus souvent
déduite du montant indemnisable par l'assurance au moment du remboursement. C'est exactement ce principe qui a été transposé à l'assurance maladie avec la mise en place des franchises médicales.
Ce calque du modèle privé, Nicolas Sarkozy l'annonçait déjà le 27 juin 2006 à la Convention Santé de l'UMP : « Nous parlons d’assurance maladie… Y a-t-il une seule assurance sans franchise
? »
Les pharmaciens se retrouvent naturellement au premier
rang des concernés par le chamboulement des franchises médicales, puisqu'elles s'appliquent entre autres sur les médicaments qu'ils vendent aux clients. Et comme ils sont un des interlocuteurs
privilégiés, ils doivent faire de la pédagogie à ce sujet. « On a beaucoup de clients qui veulent nous payer directement la franchise, à qui il faut expliquer que ce n'est pas comme cela
que ça se passe » confie Jocelyne Wittevrongel, porte-parole de la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques Français. Et pour cause puisque ce sont les Caisses d'Assurance Maladie qui
se chargent de déduire les franchises des remboursements qu'elles effectuent.
Les différents organismes de complémentaire santé sont également concernés
par l'instauration des franchises médicales. Une question particulière s'est d'emblée posée : sera-t-il possible pour les mutuelles de prendre à leur charge les franchises médicales de leurs
patients ? Après une âpre lutte avec le gouvernement, elles en obtenu le droit, mais à un prix tel qu'aucune d'entre elles ne le proposera. En effet, en cas de remboursement des franchises
médicales, les mutuelles perdent les avantages fiscaux liés aux « contrats responsables ». Ces contrats sont plus contraignants en terme de suivi médical mais permettent en contrepartie
aux assurés de bénéficier d'une meilleure couverture. La Mutualité explique que le remboursement « de la franchise se traduirait par une augmentation d'au moins 10%, voire 15% à 20%, du
coût de la complémentaire. » Les franchises ne seront donc pas remboursées par les mutuelles et resteront à la seule charge des malades.

